Culture, Légendes

POURQUOI FÊTE-T-ON HALLOWEEN? Les origines du mal.

Oui, nous fêtons Halloween, parce que des petits malins y ont vu une manne financière non négligeable. C’est un peu comme un mini Noël. Sous couvert de bonnes intentions, on fait cracher aux gens leur argent, dans des achats en tout genre. Malgré ces arrière-pensées assez puantes, on ne peut pas nier, qu’à l’instar de l’esprit de Noël, il existe aussi une sorte « d’esprit d’Halloween ».

Vous ne sentez pas monter en vous, la fièvre d’Halloween?

Il est évident que cet engouement est fortement suggéré par la société de consommation et ses sbires (les films, la musique, les vêtements, la décoration, les romans, bref tout ce qu’on aime). Mais, il ne faut pas se limiter à ce cynisme, car Halloween est bien plus que cela. C’est pour cette raison, que j’ai eu envie de connaître ses origines, pour mieux comprendre l’intérêt, que nous lui accordons actuellement.

HALLOWEEN, LA VEILLE DU NOUVEL AN CELTE ?

Les racines d’Halloween remonteraient à plus de 2500 ans. C’était une fête celte, présente en Irlande, en Grande Bretagne et dans le nord de la Gaule. Elle se nommait Samhain. Elle marquait la fin de l’année (leur calendrier s’arrêtait le 31 octobre) et le début d’une période plus sombre : les jours raccourcissaient et les récoltes s’amenuisaient. En réalité, on ne sait que peu de choses sur les pratiques de nos ancêtres, lors de ces célébrations. Mais voici tout de même, quelques informations qui sont venues jusqu’à nous:

C’était un moment un peu hors du temps, où le monde des morts et celui des vivants se rencontraient, voir même, pouvaient communiquer. Ce folklore a traversé les âges. En effet, à une époque assez proche de la nôtre, dans d’anciennes régions celtes, on recommandait aux gens de laisser des lanternes allumées dehors, pour guider les morts. On pouvait aussi prévoir une place de libre à table, au cas où un macchabée aurait une petite faim. Un sens de l’hospitalité un peu chelou tout de même…

Les morts reviennent…

-Les réjouissances n’avaient pas lieu uniquement le soir du 31 Octobre; elles s’étalaient sur plusieurs jours. Une vraie fête, en fait. On passe pour des tarlouzes avec notre Halloween, à côté de ça.

-La population prenait une apparence effrayante pour passer incognito parmi les revenants. Il y avait également un tas de bouffe, dans le but de s’attirer les faveurs des morts,( pour éviter qu’ils ne détruisent les récoltes par exemple). C’est bien pensé, car comme le dirait ma grand mère : « on ne mord pas la main qui te nourrit ».

-Tant qu’on y était, on fêtait aussi la renaissance du feu. Cela devait être un beau bordel, car les gens devaient éteindre leur foyer. Ensuite, les druides en rallumaient un sur la place publique. Puis, toute la populace se regroupait dans ce lieu stratégique du village, et y prenait des braises. Pour finir, chacun rentrait chez soi pour  réactiver l’âtre  (éteint quelques instants plus tôt, rappelez-vous). De leur côté, les druides allaient dans les collines environnantes, cramer du bois pour  les Esprits. Faut pas juger, chacun sa route, chacun son chemin. Nous aussi, on fait des trucs débiles, comme la chenille pendant les mariages, par exemple.

Un mort qui se prend un vent par des vivants.

DE SAMHAIN À HALLOWEEN

Quelques siècles plus tard, le catholicisme apparaît et veut avoir la main mise sur toutes les célébrations. Pour ne pas se mettre la population à dos, de nombreuses fêtes païennes furent récupérées dans le calendrier chrétien. Ainsi, la Toussaint, jour de célébration de tous les saints, aura lieu le 1er Novembre, à partir du VIIIème siècle. La commémoration des morts, elle, sera le 2 Novembre. D’ailleurs, le mot Halloween vient sûrement de la contraction de l’expression « All Hallows-Eve », c’est à dire : « la veillée de tous les saints », qui se déroulait la veille de notre actuelle Toussaint. De nos jours, on a tout mixé et on pense à nos morts le 1er Novembre, jour très attendu, surtout parce qu’il est férié (faut pas se leurrer).

Malgré les millénaires qui passèrent, les irlandais gardèrent le souvenir de leurs anciens cultes. Au XIXème siècle, lorsqu’ils partirent de façon massive vers les États-Unis, pour fuir la misère, ils emportèrent ces traditions avec eux. Bien évidemment, ces vieilles coutumes celtes furent modernisées et se mélangèrent avec d’autres légendes du folklore irlandais. C’est ainsi que naquit Halloween, tel que nous le connaissons aujourd’hui. Vous ne devez que trop bien en connaître le principe : on se déguise en personnages effrayants et on quémande des friandises dans toutes les maisons du quartier, en lançant le célèbre « Trick or Treat ».

C’est une fête qui est largement plus populaire dans les pays anglo-saxons que chez nous. À ce qu’il parait, les américains y consacrent pas mal de fric tous les ans, ce qui montre son importance là-bas (dit moi ce que tu dépenses, je te dirai qui tu es).

Tout le monde kiffe Halloween…

UNE PLANTE POTAGÈRE ET UNE POCHE À VIN.

Chaque Octobre, c’est l’invasion : les citrouilles sont partout. C’est le seul truc que je n’aime pas trop dans Halloween, car je hais les tons criards. Je ne vois pas QUI peut aimer le orange sérieusement de toute façon. Voir cette couleur un peu partout me fait mal aux yeux. Par contre, ce que j’ai appris récemment, c’est qu’on doit ces putains de citrouilles à une vieille légende irlandaise : celle de l’alcoolo Jack-O’-Lantern.

En effet, Jack était un poivrot, qui se foutait tellement de la gueule du monde, que ni Dieu, ni le Diable n’en voulurent au moment de sa mort. La loose quoi. Donc, il fut condamné à errer dans le noir, avec une pauvre bougie installée dans un navet pour s’éclairer. Il devait vraiment avoir l’air con. Et ce bouffon peut être vu des vivants, tous les ans, au moment d’Halloween, à ce qu’il parait. Inutile mais un peu flippant quand même.

Les années passant, les gens se sont aperçus que les citrouilles étaient plus faciles à modeler que les navets. Grâce à cela, on se retrouve avec des trucs orange dans tous les sens en automne. Merci sérieux, merci. Voilà pour l’anecdote, qui vous fera sûrement briller en société, ( si vous arrivez à la caser).

Une overdose de citrouilles…

Pour conclure, vous vous doutez bien, qu’Halloween est de loin la fête que je préfère, c’est même mieux que Noël. En effet, on n’est pas obligé de se taper la vieille tante un peu raciste et/ou homophobe qui déverse ses conneries pendant tout un repas. Je trouve que le 31 Octobre a un aspect tout aussi magique et une signification plus profonde que celle du Père Noel. Une aura mystique flotte autour de nous à cette période de l’année et c’est plutôt cool ( j’occulte les aspects mercantiles nauséabonds, je m’en fous). N’hésitez pas à me dire en commentaires si vous avez d’autres informations sur les origines d’Halloween, j’adore les vieilles histoires lugubres qui datent de plusieurs siècles ! C’est ici que je vous quitte.

Bisous!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *